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Zalmaï exhibition in Geneva: Return, Afghanistan


Reportages PhotOpera

"Retour, Afghanistan": photographies de Zalmaï au cours de plusieurs voyages dans son pays, qu'il avait fui à l'arrivée des russes.





12 mai, BFM à Genève


J'ai choisi de passer à l'inauguration de l'exposition "Retour, Afghanistan" de Zalmaï, malgré la foule prévisible. J'y retournerai un autre jour au calme.
J'ai le temps d'apercevoir des images étonnamment calmes, avec quelques textes aux murs que les visiteurs se pressent pour lire. Je regarde les grandes images de ce pays en ruine, de ces gens qui se tiennent là et me regardent, proches, familiers.

Et je regarde les gens qui regardent ces gens, et me demande ce que nous tentons de recevoir de la contemplation de ces regards de face.
Espoir de passer derrière les informations d'actualité, de se sentir une certaine communion avec des individus avec qui nous n'aurons jamais aucun contact?

Et les afghans photographiés, qu'attendaient-ils de ce rapport au photographe, à son matériel, à son support d'image à diffuser dans le monde.

Chacun imagine un bout du chemin de cet échange. Chacun vit la face qui lui est proche et fantasme celle qui touche à l'autre.
L'européen admire de superbes photographies, de beaux tirages, … et imagine une proximité par dessus les barrières politiques et culturelles.
L'afghan semble se confier, s'ouvrir à ce compatriote assez différent de lui, et qu'imagine-t-il du chemin de ces images ? J'aimerais bien en avoir une toute petite idée, un jour…



MJ








"Retour, Afghanistan": photographies de Zalmaï au cours de plusieurs voyages dans son pays, qu'il avait fui à l'arrivée des russes.





12 mai, BFM à Genève


J'ai choisi de passer à l'inauguration de l'exposition "Retour, Afghanistan" de Zalmaï, malgré la foule prévisible. J'y retournerai un autre jour au calme.
J'ai le temps d'apercevoir des images étonnamment calmes, avec quelques textes aux murs que les visiteurs se pressent pour lire. Je regarde les grandes images de ce pays en ruine, de ces gens qui se tiennent là et me regardent, proches, familiers.

Et je regarde les gens qui regardent ces gens, et me demande ce que nous tentons de recevoir de la contemplation de ces regards de face.
Espoir de passer derrière les informations d'actualité, de se sentir une certaine communion avec des individus avec qui nous n'aurons jamais aucun contact?

Et les afghans photographiés, qu'attendaient-ils de ce rapport au photographe, à son matériel, à son support d'image à diffuser dans le monde.

Chacun imagine un bout du chemin de cet échange. Chacun vit la face qui lui est proche et fantasme celle qui touche à l'autre.
L'européen admire de superbes photographies, de beaux tirages, … et imagine une proximité par dessus les barrières politiques et culturelles.
L'afghan semble se confier, s'ouvrir à ce compatriote assez différent de lui, et qu'imagine-t-il du chemin de ces images ? J'aimerais bien en avoir une toute petite idée, un jour…



MJ