Étudiante, Marilyn Minter eut l’opportunité de montrer ses travaux photographiques à une certaine Diane Arbus, alors assistante invitée à l’Université de Floride, qui fut interpellée par la série Coral Ridge Towers Ces photographies reflètent le quotidien de la mère de l’artiste s’attachant de manière sordide à une représentation hollywoodienne des canons de la beauté.
Vingt ans plus tard, Marilyn Minter exploite le vocabulaire de la photographie pour constater à quel point il a refaçonné notre vision. Elle se penche toujours sur un univers féminin, et nous offre la vision d’un corps fragmenté, quasi-abstrait en empruntant les cadrages de Man Ray ou Jacques-André Boiffard. En approchant au plus près ses sujets, Marilyn Minter se situe à la frontière du photoréalisme et de l’abstraction.