Il suffit de quelques détails à Simon Norfolk (né en 1963 au Niger, vit et travail en Grande-Bretagne) pour dire les désastres de la guerre, ses ruines, ses conséquences sur nos espaces de vie et nos représentations. S’il y avait jadis une peinture d’histoire, il y a aujourd’hui une photographie d’histoire (Luc Delahaye ). Dans son sillage, les grands « paysages » silencieux (à l’impact visuel très fort, presque hypnotique) de Norfolk plongent le regard du spectateur sur « l’après », le hors-champ, les traces fragiles et les avatars insidieux de la guerre.